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Les decouvertes et peripeties de ma nouvelle vie en Inde

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Almost, une definition du presque.

Namaste,

joyous-ganesha.jpgIl est une notion en Inde qui est très difficile a intégrer pour nous, occidentaux biberonnés a la pensée cartésienne. C’est la notion de « fini », « terminé», « complet ». Cette notion est toute relative en Inde.

Bien sûr, les immeubles tiennent debout, les voitures roulent et il y a même des satellites dans l’espace, mais dans la vie de tous les jours, comment dire, il y a toujours un truc qui reste a faire, une tache a terminer, une vis a rajouter.

Avec l’habitude, on commence à intégrer cette notion du « almost ». On prend du recul et on oublie un peu vite l’objectif, du moins on diminue le niveau de qualité. D’ailleurs si on essaye d’appliquer cette notion avec eux, ils ne comprennent pas toujours.

Comme quoi, ils s’adaptent a leur correspondant.

Pourquoi cela n’est jamais fini ? Bonne question, je suis content de me la poser ;-) A priori cela serait relatif au temps, on a le temps, rien ne presse, si je ne termine pas cette action durant cette vie, je continuerai pendant la suivante. Et puis, est-ce si important pour toi que cela soit terminé ?

Voici 2 nouveaux critères dans notre équation, le temps et l'importance de la realisation

Pourcentage de la tache terminée = (Importance pour toi) x (temps que j’ai pour le faire durant mes nombreuses vies)

On voit que si l’importance est égale a zéro, cela ne sera jamais terminé car ils ont plein de vie (cf extrait ci-dessous)… CQFD

Ok j’arrête les maths, je vais passer à la philo ;-)

Extraits choisis entre le temps et la meditation et le temps dans les relations commerciales

La notion du temps (extrait de http://www.buddhaline.net)

Dans notre vision particulière du monde, le temps s’écoule au sein d’un espace stable. D’abord cyclique chez les Indiens, les grecs... la notion du temps devint linéaire avec la tradition biblique et surtout chrétienne. Il y a un point zéro. Puis une ligne vers le futur et une vers le passé. Mais ces deux façons de voir, cyclique ou linéaire, sont-elles les seules possibilités de se représenter la réalité et sont-elles justes ? Ne traduisent-elles pas une certains confusion ? Toutes les cultures voient-elles de même l’univers comme un espace stable dans lequel le temps s’écoule, où les évènements surgissent et disparaissent ?

Un anthropologue américain, dont on a, par la suite, questionné la recherche, a trouvé que les indiens Hopis n’avaient pas de mots comme nous en avons dans les langues indo-européennes ou orientales, pour décrire le temps ; pas même pour passé, présent et futur. La notion d’un espace stable dans lequel le temps s’écoulerait leur serait donc étrangère. Leur vision du temps serait ainsi complètement différente, avec, par exemple, l’impossibilité d’additionner les jours puisque lorsqu’un jour a disparu, l’autre n’est pas encore là. Comment pourrait-on additionner des choses qui n’existent pas en même temps ? Comment additionner des minutes, puisqu’il est impossible d’avoir deux minutes, trois minutes en même temps ? Il n’y a donc pas de pluriel pour la notion de jour. Les Hopis s’expriment plutôt en termes de potentiel et de manifesté, et non en termes d’espace stable dans lequel le temps se déroulerait. Mais cela ne les empêche pas de construire des maisons, de faire de l’agriculture, de répondre à tous les besoins pratiques d’un être humain, même si leur notion du temps est différente. Pour eux, deux évènements qui se passeraient au même instant en des endroits différents ne peuvent pas être simultanés puisqu’on ne peut pas connaître l’un et l’autre : il faut se déplacer pour le faire. On ne parlerait donc pas de simultanéité dans un tel cas.


La relativité de la notion de temps (extrait de : http://emagazine.credit-suisse.com)

La notion différente du temps ou le décalage entre les paroles et leur sens peuvent aussi engendrer des malentendus interculturels au travail. "Ces deux sources potentielles de conflits surgissent fréquemment entre Occidentaux et Indiens, à tel point que les initiés les qualifient déjà de 'classiques'", explique Waseem Hussain. Mais ces approches et perspectives culturelles divergentes s’expliquent aussi par les croyances religieuses puisque les Indiens font un autre calcul du temps que nous. Comme ils croient à la réincarnation, ils partent du principe qu’ils disposent de 311 040 000 000 000 ans, ce qui explique leur manque de précipitation dans l’exécution de certaines obligations. Il en va de même pour la contradiction marquée tant citée entre les paroles et le sens qu’il convient de leur attribuer. Ainsi, dans l’hindouisme, un 'non' direct lors d’une discussion est perçu comme une fin de non-recevoir malpolie, voire une atteinte morale potentielle à son interlocuteur qui serait à son tour néfaste à son propre karma. Il ne faut donc pas s’étonner de l’irritation, de l’embarras ou des réponses vagues faites par un Indien lorsqu’on veut l’inciter à répondre plus explicitement", ajoute W. Hussain.

J'espère que cela aura éclairé votre lanterne car ici, je dois avouer, c'est super chiant à vivre, en plus de ne pas être fini, il arrive qu'ils ne viennent jamais pour finir..... mouarf... ils ont le même mot pour « demain » et « hier », alors quand c'est demain, c'est jamais ;-)

Bonne nuit
Alex

PS : la playlist, le retour, c'est cyclique.
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D
Tu savais que, en Hindi, demain se disait comme hier ?Oui, c'est le même mot.Pour la notion de temps, ça n'arrange pas les choses...
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S
yep, je le savais, c'est pour cela que je prends des rendez-vous en indiquant le jour... et l'huere avec une marge de 1 a 2 heures ;-)J'attends toujours un electricien qui devait passer demain, enfin hier de la semaine derniere... mouarf...A+